Jeudi 23 juillet, l’Établissement des eaux et de l’assainissement de Saint-Martin (EEASM) a présenté son fonctionnement du nouveau réseau au conseil de quartier 2 et à une dizaine d’habitants présents. Objectif : accompagner les riverains dans leur raccordement au réseau collectif.
Refait en 2021, l’ancien réseau avait été « mal posé » et ne pouvait fonctionner correctement, selon le président de l’EEASM, Raphaël Sanchez. Les travaux ont donc repris l’an dernier avec l’installation d’un réseau sous-vide, qui collecte les eaux usées par aspiration plutôt que par gravité. Une technologie plus adaptée à Grand-Case, quartier plat et sableux où les canalisations ne peuvent être enterrées profondément.
Le réseau dessert les habitations de neuf rues, du boulevard de Grand-Case jusqu’à l’hôtel de l’Esplanade, en passant par les abords de la RN7. Sur les 4,27 kilomètres du réseau, 80 mètres de canalisations ont dû être repris. L’installation comprend également 287 boîtes de branchement et 78 bâches de transfert, pour un coût de 5M€ financés par l’État et l’Union européenne.
Le raccordement à la charge des particuliers
Avant de se raccorder, les habitants doivent remplir un formulaire de l’EEASM disponible sur leur site (onglet “Mes démarches”, puis “documentation”), puis faire intervenir un plombier agréé pour effectuer le raccordement à une boîte de branchement, située sous les petites plaques métalliques circulaires installées dans la rue. Les grandes plaques recouvrent les bâches de transfert et ne doivent pas être manipulées. Les eaux usées sont ensuite aspirées jusqu’à la station de collecte près du parking des écoles, avant d’être envoyées à Millrum puis traitées à la station d’épuration de Quartier d’Orléans.
Le cœur du réseau est opérationnel depuis novembre 2025, mais doit désormais être alimenté par les eaux usées des habitations pour fonctionner pleinement. Douze bâches de transfert restent à installer près du Grand Case Beach Club et trois autres à réparer vers la RN7. Ces travaux, réalisés par l’entreprise Razel-Bec, devraient débuter à la mi-septembre ou en octobre. Tous les habitants de la zone disposent de deux ans pour se raccorder, une obligation prévue par la loi. Si les frais restent à la charge des particuliers, l’EEASM prévoit de mettre en place des aides financières.
Un enjeu sanitaire et environnemental
Président du conseil de quartier 2, Allen Lake estime que ces reprises étaient indispensables pour “éviter des drames souterrains”. “Le réseau au départ a été fait trop vite (…) Aujourd’hui, ils ont pu rattraper les problèmes, mais il leur reste encore quelques endroits à refaire. En espérant que la population puisse comprendre cette situation. Nous sommes là pour leur expliquer aussi. “
L’enjeu est avant tout sanitaire et environnemental. Le raccordement permettra d’abandonner progressivement les fosses septiques vieillissantes, dont les fuites contaminent les étangs et le littoral. Une campagne de contrôle des fosses septiques est actuellement menée à la demande de la préfecture afin de préserver durablement la qualité des eaux de Grand-Case. _DR
Info: https://www.eeasm.org/